2 000 agents des DDI s’expriment sur leur travail bouleversé

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Extrait de l’hebdo n°3766

Un mois après la création des secrétariats généraux communs départementaux (SGCD), la CFDT-Fonctions publiques a lancé une enquête auprès des agents des directions départementales interministérielles (DDI) et des préfectures. Alors que les conditions de la mise en place des SGCD n’étaient pas réunies, elle veut donner la parole aux agents et faire bouger les lignes.

Par Guillaume Lefèvre— Publié le 23/02/2021 à 13h00

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« Nous voulons parler du travail et parler du réel », explique Martial Crance, secrétaire général adjoint de la CFDT-Fonctions publiques, à la suite du lancement par la CFDT-Fonctions publiques d’une enquête flash auprès des agents des préfectures, des DDI et des SCGD. « Il est important que les agents puissent s’exprimer et donner leur avis. » De fait, depuis le 1er janvier 2021, la création des SCGD (ces secrétariats regroupent les différentes fonctions support des DDI et des préfectures : ressources humaines, parc automobile…) a modifié l’organisation du travail de milliers d’agents et impacté le quotidien de dizaine de milliers d’autres.

Une mise en place précipitée

Modalité de saisine, niveau d’information sur leur rôle et leur fonctionnement, interlocuteurs non identifiés. « Le calendrier était précipité, les fiches de poste n’étaient pas claires et les missions pas toujours bien définies », insiste Martial Crance. Cette nouvelle organisation a été effectuée dans des conditions insatisfaisantes tant au niveau des ressources humaines que de l’environnement matériel. » 

Tweet de Mylène Jacquot, secrétaire générale de la CFDT-Fonctions publiques

Avec son enquête, la CFDT-Fonctions publiques entend alerter sur les conséquences sur les agents de la mise en place de ce nouveau service.

Restitution au printemps

Quatre jours seulement après son lancement, l’enquête a déjà recueilli plus de 2 000 réponses… Et a fait réagir d’autres organisations syndicales, jusque-là passives. « Les agents veulent s’exprimer, et cela nous conforte dans notre démarche », confirme Martial. La CFDT-Fonctions publiques prévoit une restitution des résultats au printemps. « Les équipes pourront s’en saisir pour interpeller les préfets de région ou de département. » Un retour sera également fait aux répondants, et des contacts seront pris avec les agents ayant laissé leurs coordonnées. Des actions directes pourront également être organisés. « 2022 se rapproche », glisse Martial, qui pense déjà aux élections professionnelles.