Agirc-Arrco : le recouvrement des cotisations en question

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iconeExtrait de l’hebdo n°3762

Alors que la loi prévoit le transfert à l’Acoss (Agence centrale des organismes de sécurité sociale) du recouvrement des cotisations de retraite complémentaire le 1er janvier 2022, le conseil d’administration de l’Agirc-Arrco pointe les difficultés d’une telle opération et demande au gouvernement de prendre ses responsabilités.

Par Jérôme Citron— Publié le 21/01/2021 à 08h45 et mis à jour le 21/01/2021 à 09h16

Il y a du nouveau dans le recouvrement des cotisations de retraite complémentaire...
Il y a du nouveau dans le recouvrement des cotisations de retraite complémentaire...© Lanier/RÉA

Le conseil d’administration de la fédération Agirc-Arrco a adopté, le 20 janvier dernier, une déclaration afin d’alerter le gouvernement sur les difficultés entraînées par le transfert du recouvrement des cotisations à l’Acoss (Agence centrale des organismes de sécurité sociale) au 1er janvier 2022.

Prévu par la loi de financement de la sécurité sociale pour 2020, ce transfert (le travail est effectué aujourd’hui par les groupes de protection sociale) n’a en effet rien d’un long fleuve tranquille tant l’Acoss et l’Agirc-Arrco semblent en désaccord quant au futur partage des rôles. Alors que cette réforme est censée simplifier la vie des entreprises – qui auraient alors un collecteur unique pour toutes leurs cotisations –, elle sème paradoxalement le trouble. « Nous demandons à l’État qu’il clarifie sa position car, jusqu’à présent, il n’existe pas une vision commune de ce qu’il y a derrière le mot transfert », explique Brigitte Pisa, la toute nouvelle vice-présidente CFDT de l’Agirc-Arrco (elle a été élue au titre du collège des salariés lors de ce conseil d’administration).

Un report d’un an ?

À propos de l'auteur

Jérôme Citron
rédacteur en chef-adjoint de CFDT Magazine

À moins d’un an de l’échéance, le Medef a même pris les devants en demandant au gouvernement de reporter d’un an cette réforme. Pour sa part, le conseil d’administration de l’Argirc-Arrco ne le demande pas officiellement dans sa déclaration mais le sous-entend à demi-mot. « Techniquement, on pourrait certainement aboutir au 1er janvier 2022 mais, vu les désaccords existants, il serait souhaitable de se donner du temps pour apaiser la situation et travailler en toute sérénité à ce transfert, explique Brigitte Pisa. Il ne s’agit pas de remettre en question la loi mais de l’appliquer de manière cohérente afin que cette réforme apporte réellement un plus pour les entreprises et les salariés. »