Assurance-chômage : Le patronat claque la porte ? abonné

D’abord la CPME, puis le Medef, et enfin l’U2P. En quelques heures, le 28 janvier, les trois organisations patronales ont annoncé leur décision de suspendre la négociation d’assurance-chômage, échaudés par les récentes déclarations du chef de l’État. 

Par Anne-Sophie Balle— Publié le 30/01/2019 à 09h24 et mis à jour le 14/01/2021 à 13h59

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Quelques jours plus tôt, Emmanuel Macron avait publiquement réaffirmé son intention d’instaurer un bonus-malus sur les cotisations patronales pour lutter contre la précarité. Une ligne rouge côté patronal depuis des années. Refusant de cautionner ce qu’elles considèrent comme « une nouvelle forme de taxation des entreprises qui créent des emplois », les organisations patronales conditionnent leur retour à la table des négociations à « une clarification préalable du gouvernement sur la suite qui serait donnée à un accord entre les partenaires sociaux », précise le Medef.

Jusqu’alors, les déclarations de l’exécutif n’avaient pas fait vaciller la négociation, le patronat rappelant à loisir que le bonus-malus ne figurait pas dans le document de cadrage transmis par l’exécutif. Mais cette nouvelle sortie intervient à quelques jours seulement d’une séance clé (31 janvier) : pour la première fois, le patronat devait mettre un projet de texte sur la table détaillant ses propositions sur la lutte contre le recours abusif aux contrats courts. Selon la cheffe de file CFDT Marylise Léon, « cette suspension unilatérale sonne comme une fin de non-recevoir à la nécessaire…

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