Birmanie : Accor sommé de couper ses liens avec la junte militaire

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iconeExtrait de l’hebdo n°3771

Par Fabrice Dedieu— Publié le 30/03/2021 à 12h00

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1. Union internationale des travailleurs de l’alimentation, de l’agriculture, de l’hôtellerie-restauration, du tabac et des branches connexes

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Fabrice Dedieu
Journaliste

C’est à l’occasion d’un comité d’entreprise européen (CEE) d’AccorInvest, branche opérationnelle du groupe Accor, que la CFDT a choisi de lire une déclaration de l’UITA 1 appelant le groupe à rompre ses liens avec la junte militaire.

Ainsi, la déclaration rappelle qu’Accor exploite deux hôtels (un Sofitel et un Novotel) en franchise avec Max Myanmar Group, présidé par l’homme d’affaires U Zaw Zaw, identifié comme étant proche de la junte. Dans un rapport (en anglais) de septembre 2019, l’ONU pointe d’ailleurs que des membres de cette entreprise ont été impliqués dans la persécution de la minorité rohingya, ce qui les rend coupables de crime contre l’humanité. Une autre déclaration devrait avoir lieu lors du prochain CEE du groupe Accor, permettant ainsi d’interpeller sur cette question son PDG, Sébastien Bazin.

Interrogé sur franceinfo le 24 mars, ce dernier déclarait qu’« Accor n’a jamais quitté un pays quand le pays souffre ». « Jamais on ne le fera, car c’est exactement à ce moment-là que les gens ont besoin de compter sur un certain nombre d’amis. Et le tourisme est vital pour […] le pays birman, pour leur apporter des recettes », a-t-il ajouté.