Covid-19 : [Hôpital d’Orléans, semaine 3] La solidarité au plus fort de la crise abonné

A l’hôpital d’Orléans, cette troisième semaine de lutte contre l’épidémie se place sous le signe de la solidarité. Toutes les énergies sont mises au service d’un même objectif, traverser la crise. Témoignages des militants CFDT, pleinement engagés auprès de leurs collègues.

Retrouvez les épisodes du 17 mars et 27 mars.

Par La rédaction— Publié le 03/04/2020 à 15h49 et mis à jour le 18/01/2021 à 20h24

Mardi 31 mars. Deux patients Covid dans un état grave viennent d’être transférés à l’hôpital d’Orléans depuis la région parisienne, 6 sont arrivés de Reims. Le Centre hospitalier régional pousse les murs pour accueillir le plus grand nombre de malades possible. « Nous ne sommes pas encore débordés, mais cela ne va pas tarder, s’inquiète Céline, élue CFDT et infirmière. Le service de réanimation médicale était plein lundi, il reste quelques places en réanimation chirurgicale.» Au vu de l’évolution de l’épidémie dans le Centre Val de Loire, l’hôpital ne devrait plus être en mesure d’accueillir de nouveaux patients venus d’autres régions.

Face au besoin croissant de personnels médicaux, paramédicaux, d’appareils de réanimation et de matériel de protection, l’hôpital organise les solidarités. « Une centaine de soignants, venus de cliniques privées ou de la réserve sanitaire nous ont rejoints, » explique Chantal, déléguée syndicale. Les moindres pistes sont explorées. Un accord de coopération du CHR avec la Chine en est une. « Nous recevons tous les ans des médecins chinois qui viennent se former chez nous, indique Chantal. La direction étudie la possibilité d’en faire venir certains en renfort, avec leur matériel médical et leurs équipes de façon à ce qu’ils soient autonomes. » Côté équipement, on fait feu de tout bois. Une coopération efficace avec le privé a permis de récupérer des respirateurs inutilisés. D’autres ont été retrouvés dans des anciennes maternités de la région, fermées depuis peu. Les masques, le gel hydroalcoolique et les gants sont gérés au plus juste. Les surblouses en revanche, qui doivent être changées à chaque fois que l’on sort d’une chambre Covid, sont devenues une denrée rare.
« C’est dans les Ehpad de la région que la situation est la plus dramatique, à cause du manque de masques notamment, souligne Chantal. Nous nous sommes mis syndicalement à la disposition du personnel de ces établissements souvent dotés de peu de moyens. Nous avons sollicité de l’aide auprès de la direction de l’hôpital par mail, le lendemain, les Ehpad étaient livrés en masques. » 

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