Dans les DDI, les agents pointent une forte dégradation de leurs conditions de travail

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iconeExtrait de l’hebdo n°3773

Par Guillaume Lefèvre— Publié le 09/04/2021 à 12h25

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1. Secrétariats généraux communs départementaux (ils regroupent les différentes fonctions support des DDI et des préfectures : ressources humaines, frais de déplacement, logistique…).

Manque de préparation et d’anticipation, de communication, perte de proximité, éloignement des agents et déshumanisation… : les réponses à l’enquête flash menée par la CFDT-Fonctions publiques auprès des agents des directions départementales interministérielles (DDI) et des préfectures sur la mise en place des SGCD1 sont sans appel.

En trois semaines, 3 041 agents ont répondu, signe d’une forte attente et d’un besoin d’expression sur le sujet. Parmi eux, une centaine a d’ailleurs émis le souhait que la CFDT les recontacte. « Alors que l’administration à tendance à minimiser les difficultés et à prétendre que tout va pour le mieux, cela nous permet de démontrer que cette réforme n’a fait qu’amplifier le mode dégradé des conditions de travail de tous agents, qu’ils viennent des DDI, préfectures ou SGCD », insiste Martial Crance, secrétaire national de la CFDT-Fonctions publiques.

Un manque d’information sur les rôle et fonctionnement des SGCD

Dans le détail, 82,5 % des agents estiment n’avoir pas été suffisamment informés du rôle et du fonctionnement des secrétariats ; 30,1 % des agents n’ont pas officiellement été informés de leur nouvel interlocuteur au SGCD sur les questions de ressources humaines, formation, besoins d’achats, etc., et 33,5 % ne l’ont été que sur une partie des thématiques. L'accompagnement est également pointé du doigt par les agents. Ainsi, 64,5 % n’ont aucune idée des modalités de saisine (mail, téléphone, référent de proximité…) du SGCD en cas d’urgence, et 45,1 % des répondants ne savent pas vers qui se tourner pour les questions de remboursement de frais.

Ce verdict des agents témoigne d'une certaine précipitation de l’administration, que la CFDT-Fonctions publiques et les fédérations veulent mettre face à ses responsabilités, à tous les niveaux. S'appuyant sur ces résultats, elles demandent que « le service s’organise pour remettre l’humain au centre, comme cela existait avant sa création, expose Martial Crance. Nous voulons aussi que les organisations syndicales soient associées au bilan de fonctionnement des SGCD pour améliorer le service aux agents. »