Dialogue social par temps de crise : une étude de l’Anact pointe l’épuisement des acteurs

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iconeExtrait de l’hebdo n°3780

Par Emmanuelle Pirat— Publié le 01/06/2021 à 12h00

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À propos de l'auteur

Emmanuelle Pirat
Journaliste

À travers une vaste consultation lancée au début de l’année 2021, le réseau Anact-Aract a cherché à tirer les enseignements de la pandémie quant à la conduite du dialogue social et à comprendre les attentes des acteurs pour l’après-crise sanitaire. Les résultats, rendus publics le 25 mai, apportent un éclairage complémentaire sur la qualité des relations sociales, le fonctionnement des instances et la dynamique de négociation pendant la crise.

Or si cette dernière a entraîné une intensification du dialogue social, la limitation des moyens d’exercice fait courir le risque d’un épuisement des acteurs. Il faut également veiller « à ce que le dialogue soutenu avec les directions ne se fasse pas au détriment du dialogue avec les salariés », note Marion Gilles, chargée de mission au sein de l’Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail.

Après plusieurs mois de crise, les répondants ont exprimé des attentes et identifié des besoins en matière de dialogue social : montée en compétences, évocation de nouveaux sujets davantage centrés sur l’organisation et les conditions de travail ou encore reconnaissance des métiers et des compétences. Mais pour les traiter, « seuls 48 % des répondants estiment qu’ils ont les outils et méthodes d’analyse, d’évaluation et d’expertise nécessaires ».