Earta repris par APF : des salariés confiants, et une CFDT confortée dans ses choix

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Extrait de l’hebdo n°3766

Installée au Mans et à proximité de Nantes, l’entreprise d’insertion Earta a failli disparaître. Grâce au combat de la CFDT, elle repart sur de nouvelles bases avec de nouveaux métiers en perspective… et un dénouement heureux pour les salariés.

Par Anne-Sophie Balle— Publié le 17/02/2021 à 12h34

En juillet dernier, les salariés d’Earta avaient fait le déplacement jusqu’à Paris (ici à proximité de l’Assemblée nationale) pour sauver leurs emplois. Mission accomplie !
En juillet dernier, les salariés d’Earta avaient fait le déplacement jusqu’à Paris (ici à proximité de l’Assemblée nationale) pour sauver leurs emplois. Mission accomplie !© DR

Soulagement et cris de joie ont accueilli la décision du tribunal de commerce de Nantes de valider la reprise par APF France handicap (anciennement Association des paralysés de France) de l’activité d’Earta. Depuis juillet dernier, les 235 salariés de cette entreprise de travail adapté (dont 144 dans la Sarthe) se battaient pour leur survie, après que leur principal contrat a été rompu brutalement par France Messagerie. Syndicalisme Hebdo les avait rencontrés en octobre dernier [lire le PDF téléchargeable joint au présent article].

Solidarité et préservation des emplois

Cette décision judiciaire répond à cette volonté, portée par la CFDT, de préserver au maximum les emplois. « La préservation de leur travail était un enjeu bien plus qu’économique, insiste Émile Prono, délégué syndical et figure emblématique d’un mouvement qui n’aura rien lâché au cours des huit derniers mois. Les multiples rencontres auprès des institutions et des élus auront sans doute permis de faire avancer nos priorités, à savoir qu’aucun salarié ne devait être laissé de côté. »

À propos de l'auteur

Anne-Sophie Balle
Rédactrice en chef-adjointe de Syndicalisme Hebdo

Lors de la négociation du PSE, la CFDT n’a cessé de chercher à favoriser une solution de solidarité pour permettre notamment aux plus jeunes de rester en poste. L’offre de reprise de l’APF est en ce sens « socialement ambitieuse », résume les acteurs de ce dossier, qui n’oublient pas combien « cet épisode souligne la fragilité de celles et ceux auxquels nous devons garantir la solidarité ».