Enfin la suspension du jour de carence dans les Fonctions publiques

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Extrait de l’hebdo n°3758

« Du positif, c’est sûr. Mais notre revendication de suppression reste d’actualité », réagit Mylène Jacquot, secrétaire générale de la CFDT-Fonctions publiques, après l’intégration d’un amendement dans le projet de loi de finances 2021, prévoyant la suspension du jour de carence pour les agents publics concernant les arrêts maladie liés à la Covid-19. 

Par Guillaume Lefèvre— Publié le 09/12/2020 à 11h02 et mis à jour le 14/01/2021 à 13h59

La mesure devrait être effective au 1er janvier 2021, soit trois mois après la réinstauration de l’état d’urgence sanitaire… Une éternité qui aura mis les collectifs de travail et les agents publics en difficulté, et les aura obligés à choisir entre maintien de la rémunération et sécurité sanitaire, tout en faisant peser des menaces sur la continuité des services publics. « Évidemment, c’est une mesure positive ! Même si nous regrettons le temps perdu… », insiste Mylène Jacquot.

Et maintenant la suppression !

La suspension est actée, mais ne l’est, à ce stade, que jusqu’au 16 février – date de la fin de l’état d’urgence. Insuffisant pour la CFDT, qui demande la suppression pure et simple d’un dispositif ne traitant ni la question des absences ni leurs causes. Le dernier rapport annuel relatif à l’état de la fonction publique pointe d’ailleurs l’impact limité du jour de carence. Si les absences de courte durée (moins de quatre jours) ont diminué, celles de plus d’une semaine ont en revanche augmenté entre 2018 et 2019. Il est donc urgent de s’attaquer aux causes de l’absentéisme et d’en finir avec la pénalisation des agents qui respectent les règles. « Nous devons construire des solutions durables pour améliorer les conditions de travail et la vie au travail. Nous comptons sur les négociations à venir », conclut Mylène Jacquot.