Face à la crise, l’urgence d’une Europe plus sociale

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iconeExtrait de l’hebdo n°3776

Par Yvan Ricordeau— Publié le 04/05/2021 à 12h00

Yvan Ricordeau, secrétaire national de la CFDT
Yvan Ricordeau, secrétaire national de la CFDT© Virginie de Galzain

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Yvan Ricordeau
secrétaire national de la CFDT

Le sommet social européen organisé à Porto le 7 mai, suivi d’une réunion des chefs d’État le 8 mai, fera date. C’est une étape décisive dans la construction d’une Union européenne plus sociale et plus solidaire, une dimension devenue cruciale.

Les chefs d’État des Vingt-Sept doivent y adopter le plan d’action proposé par la Commission européenne pour une mise en œuvre du socle européen des droits sociaux, cet ensemble de vingt grands principes relatifs à l’égalité des chances, à l’équité des conditions de travail, à la protection sociale et à l’inclusion issu du sommet social de Göteborg de 2017. Autant de principes dont les travailleurs attendent aujourd’hui la traduction concrète. Le texte de la Commission – qui met l’accent sur la convergence des droits à la hausse, le bien-être des personnes et une reprise riche en emplois – est de bon augure.

Mais pour la CFDT comme pour la Confédération européenne des syndicats, plusieurs pistes d’action doivent également faire partie des priorités pour aider les citoyens à traverser la crise. Tout d’abord, une prolongation des aides d’urgence, indispensable dans un contexte économique encore très fragile. La montée en qualification des travailleurs, autre élément majeur, mériterait d'être renforcée par des initiatives concernant le droit à la formation tout au long de la vie.

Enfin, la mobilisation en faveur de la jeunesse doit être rapide et massive, afin d’éviter le risque de décrochage d’une génération. La déclaration commune des chefs d’État à l’issue du sommet de Porto devra se montrer à la hauteur de ces enjeux et être en phase avec les attentes des partenaires sociaux.