La CFDT-Fonctions publiques salue les annonces sur la complémentaire santé et prévoyance

iconeExtrait de l’hebdo n°3759

Plusieurs années après les salariés du secteur privé, les fonctionnaires et les agents contractuels de l’Etat vont enfin bénéficier d’une aide pour financer leur complémentaire santé et prévoyance. La ministre de la Fonction publique, Amélie de Montchalin, en a présenté aux organisations syndicales, jeudi 17 décembre, les modalités pratiques.

Par Jérôme Citron— Publié le 18/12/2020 à 14h21 et mis à jour le 07/01/2021 à 13h52

Dans les trois versants de la fonction publique, les employeurs ont jusqu’à
2026 au plus tard pour aboutir à une prise en charge à 50 % de leurs agents.
Dans les trois versants de la fonction publique, les employeurs ont jusqu’à 2026 au plus tard pour aboutir à une prise en charge à 50 % de leurs agents.© Côme Sittler Réa

« Un engagement historique ». La CFDT-fonctions publiques qui revendique depuis de nombreuses années que les employeurs publics participent financièrement à la protection sociale et complémentaire de l’ensemble des agents, quel que soit leur statut, ne peut que se réjouir. Elle vient d’obtenir gain de cause. Le gouvernement vient en effet de rendre ses derniers arbitrages. 5,5 millions d'agents titulaires et contractuels qui travaillent pour l'Etat, les collectivités locales ou les hôpitaux sont concernés.

À propos de l'auteur

Jérôme Citron
rédacteur en chef-adjoint de CFDT Magazine

Dans la fonction publique de l'Etat, la prise en charge se ferait en deux étapes. Un premier pas en 2022 de l'ordre de 15 euros (soit environ 25 % du coût d’une complémentaire) avec l'objectif de parvenir à 50 % en 2024. Les engagements sont moins précis pour les fonctions publiques territoriale et hospitalière. Selon la ministre de la Fonction publique, Amélie de Montchalin, elles auront jusqu’à 2026 au plus tard pour aboutir. En ce qui concerne la prévoyance, un financement obligatoire des employeurs publics devrait être également mis en place.

Maintenant que les grands arbitrages ont été rendus, c’est toute l’architecture de cette nouvelle protection sociale qui va devoir faire l’objet d’un travail avec les organisations syndicales afin de déterminer le contenu des garanties et le coût des contrats. « Ce sont maintenant de longs mois de travaux qui s’ouvrent », insiste la CFDT-Fonctions publiques qui ne renonce pas à obtenir des employeurs publics qu’ils accélèrent le calendrier présenté. « Nous comptons sur un dialogue social riche qui mette en évidence l’intérêt de s’engager de manière constructive dans le jeu de la négociation. »