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Le dispositif Garantie jeunes est en voie d’extension

iconeExtrait de l’hebdo n°3760

Va-t-on vers une « universalisation » de la Garantie jeunes ? Alors que l’idée d’une ouverture des minima sociaux aux 16-25 ans fait toujours débat, celle de la Garantie jeunes (créée en 2013 sous l’impulsion de la CFDT) progresse. 

Par Anne-Sophie Balle— Publié le 14/01/2021 à 11h20

Bien que jugé efficace, le dispositif n’a concerné que 100 000 jeunes en 2019. Le gouvernement veut multiplier par deux le nombre de ses bénéficiaires.
Bien que jugé efficace, le dispositif n’a concerné que 100 000 jeunes en 2019. Le gouvernement veut multiplier par deux le nombre de ses bénéficiaires.© Marta Nascimento Réa

Ce dispositif qui combine pendant un an une aide financière et un accompagnement intensif et personnalisé vers l’emploi, l’exécutif en a fait la pièce maîtresse de son plan « Un jeune, une solution » en annonçant un doublement du nombre de ses bénéficiaires dès 2021. À cet effet, il a chargé à l’automne dernier le Conseil d’orientation des politiques de jeunesse (COJ) de lui faire des propositions d’évolution.

Remis le 7 janvier, ce rapport propose une refonte du dispositif en deux temps : un changement d’approche dès 2021 et élargissement de la cible en 2022. Dans un contexte de paupérisation grandissante de la jeunesse, « la Garantie jeunes de demain doit être la porte d’entrée pour tous les parcours d’accompagnement des jeunes en situation de précarité », résume ainsi Antoine Dulin, le président du COJ.

Jugé « efficace » dispositif d’insertion par la Dares – 43 % des bénéficiaires ont accédé à un emploi, une formation ou un contrat d’alternance en 2019 –, il reste cependant limité car réservé aux seuls NEET (jeunes ni en études, ni en emploi, ni en formation), excluant une multitude de jeunes subissant des difficultés d’insertion professionnelle ou en situation de précarité. « L’objectif est de casser les barrières de critères, de statuts qui créent des ruptures et donc de la précarité », affirme encore le COJ, qui propose d’intégrer au dispositif les jeunes ayant des contrats très courts, de l’ordre de dix heures par semaine.

Première phase ce mois-ci

Dès la remise du rapport, la ministre du Travail a annoncé qu’une réflexion sur un dispositif de Garantie jeunes universelle serait engagée ce mois-ci, associant parlementaires, élus et acteurs de l’écosystème jeunesse. Quelle place sera laissée aux missions locales, qui alertent depuis des mois sur le manque de moyens pourtant indispensables à une extension du dispositif ? Dans son rapport, le COJ a été très clair : « Il est fondamental de continuer à verser aux missions locales les 1 600 euros pour chaque jeune suivi car la force de la Garantie jeunes par rapport au RSA, c’est que l’accompagnement est financé. » Les oublier serait une faute.