Le panier de la mer : mareyeurs solidaires

Lottes, bars, limandes  et autres chimères…  Les invendus du jour arrivent directement dans  les caisses bleues et jaunes de la criée voisine. Les produits de la mer sont prêts à être transformés.
Lottes, bars, limandes et autres chimères… Les invendus du jour arrivent directement dans les caisses bleues et jaunes de la criée voisine. Les produits de la mer sont prêts à être transformés.© Cyril Badet

iconeExtrait du magazine n°471

Mariam, Robert, Osmane, Bastian ont tous connu une rupture dans leurs parcours personnel et professionnel. Ici, sur le port de Lorient (Morbihan), ils renouent avec le monde du travail en apprenant un nouveau métier, mais pas seulement… En se formant au mareyage, ils reprennent également confiance en eux et participent à la réussite d’un système alimentaire vertueux, « du bateau à l’assiette ».

Cette nouvelle expérience, ils la doivent au Panier de la mer un réseau d’associations qui œuvrent pour l’insertion par l’activité économique et la lutte contre l’exclusion. Présentes dans plusieurs villes de l’Ouest, elles récupèrent les poissons invendus, les préparent et les conditionnent avant de les redistribuer aux associations d’aide alimentaire locales. Le tout en permettant à des personnes fragiles d’acquérir de nouvelles compétences. Une économie circulaire et solidaire exemplaire. Immersion pendant une journée de janvier, à l’atelier de Bretagne Sud, sur le port de pêche de Keroman.

Par Guillaume Lefèvre— Publié le 05/03/2021 à 09h00

En 2020, les salariés  du Panier de la mer  de Lorient ont vu passer entre leurs mains plus  de 69 tonnes de poissons.
En 2020, les salariés du Panier de la mer de Lorient ont vu passer entre leurs mains plus de 69 tonnes de poissons.@ Cyril Badet
Patrick Nestour militant CFDT et trésorier de PLM Bretagne Sud : « Consommer local  et social, c’est un moyen  de s’engager concrètement pour le pouvoir de vivre », des valeurs chères  à la CFDT.
Patrick Nestour militant CFDT et trésorier de PLM Bretagne Sud : « Consommer local et social, c’est un moyen de s’engager concrètement pour le pouvoir de vivre », des valeurs chères à la CFDT.© Cyril Badet
« Notre objectif est  de redonner confiance  aux salariés et  de les accompagner  vers l’autonomie »,  explique Adeline Vial, directrice de l’atelier.
« Notre objectif est de redonner confiance aux salariés et de les accompagner vers l’autonomie », explique Adeline Vial, directrice de l’atelier.© Cyril Badet
Géraldine Traumat, chargée d’accompagnement, reçoit les salariés une fois tous les quinze jours. Avec elle, ils vont construire leur parcours professionnel.
Géraldine Traumat, chargée d’accompagnement, reçoit les salariés une fois tous les quinze jours. Avec elle, ils vont construire leur parcours professionnel.© Cyril Badet
Mariam, 35 ans, ancienne demandeuse d’asile, est arrivée  en France il y a deux ans. Alors que sa fille  de 4 ans était exposée à un risque de mutilation sexuelle, elle a dû fuir précipitamment  la Côte d’Ivoire. « Là-bas, je travaillais dans une société de transit. Je n’avais jamais fait  ça avant. Je voudrais travailler dans la vente, mais comme j’ai eu cette opportunité, je l’ai saisie. Ça me permet de développer de nouvelles compétences. »
Mariam, 35 ans, ancienne demandeuse d’asile, est arrivée en France il y a deux ans. Alors que sa fille de 4 ans était exposée à un risque de mutilation sexuelle, elle a dû fuir précipitamment la Côte d’Ivoire. « Là-bas, je travaillais dans une société de transit. Je n’avais jamais fait ça avant. Je voudrais travailler dans la vente, mais comme j’ai eu cette opportunité, je l’ai saisie. Ça me permet de développer de nouvelles compétences. »© Cyril Badet
Bastian Riveiro,  22 ans, travaille ici  depuis six mois. Après l’obtention de son bac pro de technicien d’usinage  en 2018, le jeune homme  a eu du mal à trouver  un emploi.  Sur les conseils de  la mission locale, il a pris contact avec la structure. « J’espère que ça va enfin marcher pour moi ! »
Bastian Riveiro, 22 ans, travaille ici depuis six mois. Après l’obtention de son bac pro de technicien d’usinage en 2018, le jeune homme a eu du mal à trouver un emploi. Sur les conseils de la mission locale, il a pris contact avec la structure. « J’espère que ça va enfin marcher pour moi ! »© Cyril Badet
Après avoir quitté  la Pologne en 2004, Robert Bujaski (54 ans)  a multiplié les expériences et enchaîné les petits boulots en Europe. En France depuis treize ans, ce peintre de formation – et quadrilingue (il parle le polonais, le français, l’italien et le russe) – espère pouvoir trouver un emploi en CDI sur le port de pêche de Lorient  à la fin de son contrat.
Après avoir quitté la Pologne en 2004, Robert Bujaski (54 ans) a multiplié les expériences et enchaîné les petits boulots en Europe. En France depuis treize ans, ce peintre de formation – et quadrilingue (il parle le polonais, le français, l’italien et le russe) – espère pouvoir trouver un emploi en CDI sur le port de pêche de Lorient à la fin de son contrat.© Cyril Badet
C’est le premier jour dans la structure  pour Osmane, 35 ans.  Le jeune homme peut compter sur les conseils  et le soutien de ses collègues pour apprendre le métier et être intégré  au collectif de travail.
C’est le premier jour dans la structure pour Osmane, 35 ans. Le jeune homme peut compter sur les conseils et le soutien de ses collègues pour apprendre le métier et être intégré au collectif de travail. © Cyril Badet
Bastian Riveiro, 22 ans, travaille ici depuis six mois.
Bastian Riveiro, 22 ans, travaille ici depuis six mois.© Cyril Badet
Une fois que les poissons ont passé l’étape du filetage (préparés  en filets) ou qu’ils ont  été découpés en darnes (tranches), ils sont  placés une heure dans  un surgélateur à – 35 °C.
Une fois que les poissons ont passé l’étape du filetage (préparés en filets) ou qu’ils ont été découpés en darnes (tranches), ils sont placés une heure dans un surgélateur à – 35 °C.© Cyril Badet
Dès que les poissons sont bien « cuits », c’est-à-dire surgelés,  les salariés peuvent débuter la phase  de conditionnement.
Dès que les poissons sont bien « cuits », c’est-à-dire surgelés, les salariés peuvent débuter la phase de conditionnement.© Cyril Badet
Les poissons sont pesés  et répartis dans des sachets de 1 kg. Chaque paquet est fermé à l’aide d’un thermocollant, puis le tout est réparti dans des cartons  avant d’être stocké dans un congélateur, la dernière étape.  Les paquets seront ensuite distribués par les associations aux bénéficiaires  de l’aide alimentaire.
Les poissons sont pesés et répartis dans des sachets de 1 kg. Chaque paquet est fermé à l’aide d’un thermocollant, puis le tout est réparti dans des cartons avant d’être stocké dans un congélateur, la dernière étape. Les paquets seront ensuite distribués par les associations aux bénéficiaires de l’aide alimentaire.© Cyril Badet
Les poissons sont pesés et répartis dans des sachets de 1 kg. Chaque paquet est fermé à l’aide d’un thermocollant, puis le tout est réparti dans des cartons  avant d’être stocké  dans un congélateur, la dernière étape. Les paquets seront ensuite distribués par les associations aux bénéficiaires  de l’aide alimentaire.
Les poissons sont pesés et répartis dans des sachets de 1 kg. Chaque paquet est fermé à l’aide d’un thermocollant, puis le tout est réparti dans des cartons avant d’être stocké dans un congélateur, la dernière étape. Les paquets seront ensuite distribués par les associations aux bénéficiaires de l’aide alimentaire.© Cyril Badet
Les poissons sont pesés et répartis dans des sachets de 1 kg. Chaque paquet est fermé à l’aide d’un thermocollant, puis le tout est réparti dans des cartons  avant d’être stocké  dans un congélateur, la dernière étape. Les paquets seront ensuite distribués par les associations aux bénéficiaires  de l’aide alimentaire.
Les poissons sont pesés et répartis dans des sachets de 1 kg. Chaque paquet est fermé à l’aide d’un thermocollant, puis le tout est réparti dans des cartons avant d’être stocké dans un congélateur, la dernière étape. Les paquets seront ensuite distribués par les associations aux bénéficiaires de l’aide alimentaire.© Cyril Badet
Les poissons sont pesés et répartis dans des sachets de 1 kg. Chaque paquet est fermé à l’aide d’un thermocollant, puis le tout est réparti dans des cartons  avant d’être stocké  dans un congélateur, la dernière étape. Les paquets seront ensuite distribués par les associations aux bénéficiaires  de l’aide alimentaire.
Les poissons sont pesés et répartis dans des sachets de 1 kg. Chaque paquet est fermé à l’aide d’un thermocollant, puis le tout est réparti dans des cartons avant d’être stocké dans un congélateur, la dernière étape. Les paquets seront ensuite distribués par les associations aux bénéficiaires de l’aide alimentaire.© Cyril Badet
À raison de vingt-six heures de travail par semaine pendant six mois, les salariés auront acquis l’ensemble des compétences inhérentes au métier de mareyeur : tranchage, découpe, filetage, conditionnement ou encore nettoyage  et entretien du poste  de travail et du matériel. Ils auront également acquis et intégré  les règles d’hygiène, de sécurité et de traçabilité. Des compétences transférables notamment à l’ensemble des métiers de l’agroalimentaire ou de l’hôtellerie-restauration.
À raison de vingt-six heures de travail par semaine pendant six mois, les salariés auront acquis l’ensemble des compétences inhérentes au métier de mareyeur : tranchage, découpe, filetage, conditionnement ou encore nettoyage et entretien du poste de travail et du matériel. Ils auront également acquis et intégré les règles d’hygiène, de sécurité et de traçabilité. Des compétences transférables notamment à l’ensemble des métiers de l’agroalimentaire ou de l’hôtellerie-restauration.© Cyril Badet