Le plan de relance européen validé par les Vingt-Sept, une étape décisive

iconeExtrait de l’hebdo n°3781

Par Marie-Nadine Eltchaninoff— Publié le 02/06/2021 à 10h55

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© Flickr ETUC/CES

Le plan de relance européen, NextGenerationEU, d’un montant de 750 milliards d’euros, a été ratifié par les 27 États membres, condition nécessaire à l’émission d’une dette commune – un tournant décisif dans l’histoire de l’Union – et à l’arrivée des fonds dans chaque pays. Le Conseil européen (qui représente les États membres) a en effet annoncé dans son communiqué du 31 mai avoir « reçu formellement les notifications d’approbation de l’ensemble des Vingt-Sept, ce qui permet à la Commission d’emprunter au nom de l’UE sur les marchés des capitaux ». Les parlements d’Autriche et de Pologne, qui tardaient à se prononcer, ont finalement validé le plan de relance. Les fonds, quant à eux, devraient être distribués dès cet été.

Priorité au numérique et à l’écologie

Le processus allant de la décision prise par les Vingt-Sept en juillet 2020 à sa concrétisation aura donc duré près d’un an, suscitant doutes et critiques. « Les dix mois qui se sont écoulés n’ont pas été un temps de bureaucratie européenne mais de démocratie européenne », a commenté Clément Beaune, secrétaire d’État chargé des Affaires européennes, dans une interview au quotidien Les Échos.

Chaque pays doit désormais présenter son plan national d’investissement pour accéder aux financements, en grande partie fléchés vers la transition écologique, le développement de l’économie numérique et la cohésion sociale et territoriale. C’est chose faite pour la France, qui a publié à la fin avril son plan national de relance et de résilience (PNRR). La part attribuée par l’Union européenne à la France, d’un montant de 40 milliards d’euros, constitue 40 % de l’enveloppe globale du PNRR, qui s’élève à 100 milliards d’euros.