Négociation télétravail : La pression monte abonné

La première séance de négociation sur le télétravail du 3 novembre confirme les craintes des organisations syndicales face à un patronat peu enclin à accepter de nouvelles règles relatives au déploiement du télétravail. Pourtant, dans la période, l’enjeu est énorme pour l’activité des entreprises.

Par Claire Nillus— Publié le 04/11/2020 à 13h54

« Du côté des salariés, l’attente de nouvelles règles de cadrage est très forte, affirme Catherine Pinchaut, secrétaire nationale et cheffe de la délégation CFDT. Parmi les priorités figurent les conditions de mise en œuvre du télétravail exceptionnel tel que nous le vivons pour la deuxième fois. Il y a besoin d’un accord qui embrasse toutes les situations, télétravail régulier ou contraint ; il faut de nouveaux repères. » De fait, le nouveau protocole national sanitaire a déjà engendré des malentendus : malgré la première phase de confinement, l’injonction gouvernementale à travailler cinq jours sur cinq à distance pose problème aux entreprises qui ne s’y sont pas préparées. « Nous sommes en désaccord avec le patronat sur la définition même d’une activité “télétravaillable”. Le Medef estime que ce point doit relever de la seule responsabilité de l’employeur, mais pas pour nous, martèle Catherine Pinchaut. Il n’y a pas d’un côté des postes éligibles à 100 %, et de l’autre des postes totalement inéligibles au télétravail. Nous avons redit en séance que les salariés doivent pouvoir s’exprimer sur leur capacité à télétravailler ou non, en accord avec leur manager de proximité et en lien avec le plan de continuité de l’activité. C’est un point fondamental à clarifier et à anticiper. »

Les points durs

Les thèmes abordés lors de cette première réunion de négociation reprennent, sans…

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