Pension de réversion : Le nécessaire débat abonné

« Il n’est pas question de supprimer les pensions de réversion, mais il n’est pas non plus question de poser un couvercle sur ce sujet sous prétexte qu’il est épidermique. » Secrétaire national chargé des retraites, Frédéric Sève appelle à la raison. 

Par Jérôme Citron— Publié le 06/07/2018 à 08h06 et mis à jour le 14/01/2021 à 19h35

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Dans le cadre de la réforme des retraites, impossible de ne pas s’interroger sur l’avenir de la réversion. Ce dispositif de solidarité a été conçu afin de protéger les femmes qui ne travaillaient pas en leur assurant une partie de la pension de leur mari au moment de son décès. À l’heure où les femmes sont entrées massivement sur le marché du travail, qu’un couple sur deux divorce et que le nombre de célibataires a plus que doublé en quarante ans, il soulève de multiples interrogations. « Les femmes ont aujourd’hui des durées de carrière sensiblement égales aux hommes, mais elles ont moins de droits à la retraite car leur revenu est, en moyenne, plus faible, explique Frédéric Sève. Cette inégalité est incontestable, et il faut en tenir compte au moment de penser à une nouvelle architecture du système. Est-ce que la réversion telle qu’elle existe aujourd’hui est une réponse satisfaisante pour les dix, vingt ou trente ans à venir ? C’est un débat de société que nous devons avoir sans, bien entendu, remettre en cause ce droit pour les couples qui aujourd’hui sont proches de la retraite. »

Une solidarité à…

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