Réforme des retraites : L’âge de départ en question abonné

La crise des gilets jaunes a perturbé le calendrier, mais le gouvernement n’a pas souhaité attendre la fin du grand débat pour poursuivre les consultations avec les partenaires sociaux sur la réforme des retraites. Le 25 janvier, la CFDT a ainsi été reçue par le haut-commissaire Jean-Paul Delevoye afin d’aborder un sujet hautement sensible : l’âge de départ.

Par Jérôme Citron— Publié le 30/01/2019 à 16h32 et mis à jour le 14/01/2021 à 19h35

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Selon les documents présentés, l’âge minimal pour faire valoir ses droits à la retraite restera 62 ans. L’exécutif envisage également la reconduction du dispositif carrière longue en l’adaptant au nouveau système. Il ne s’agira plus de s’appuyer sur la notion de trimestre mais bien sur un nombre minimal de points acquis avant un certain âge qui reste à déterminer. Plus globalement, l’idée de l’exécutif est d’abandonner toute référence à l’âge et à la durée de cotisation dans le nouveau système, à l’exception des 62 ans, qui devient l’âge minimal pour faire valoir ses droits. C’est le nombre de points accumulés au cours de la carrière qui devient l’élément central du système. Et pour « récompenser » les personnes qui travailleraient au-delà de 62 ans, le gouvernement prévoit un système de surcote, le « coefficient majorant ».

Cette nouvelle architecture du système a l’avantage d’offrir plus de choix aux salariés qui n’auront plus à attendre l’âge du taux plein comme c’est aujourd’hui le cas pour éviter de subir une décote. Mais elle suppose de répondre à plusieurs questions. Tout d’abord, seuls les salariés encore en activité à 62 ans pourraient…

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