Revalorisation dans l’enseignement supérieur et la recherche, le Sgen-CFDT aux premières loges

Extrait de l’hebdo n°3766

Par Marie-Nadine Eltchaninoff— Publié le 23/02/2021 à 13h00

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Le 1er février était installé le comité de suivi du protocole d’accord relatif à la revalorisation des carrières et des rémunérations des personnels de l’enseignement supérieur et de la recherche (ESR), auquel seules les organisations signataires de l’accord du 12 octobre 2020 peuvent participer (Sgen-CFDT, SNPTES et Unsa). Comme l’a souligné dans sa déclaration liminaire Franck Loureiro, secrétaire national du Sgen, « ceux qui se sont engagés assument leur décision et en rendent compte ! », rappelant le caractère historique de cet accord.

Prime, requalifications et promotions

Une prime de recherche et d’enseignement supérieur (Pres) multipliée par six, passant à 6 400 euros, des emplois de catégories B et C requalifiés en fonction de « la catégorie réelle d’emploi » qu’ils exercent, 800 maîtres de conférences promus professeurs d’université : autant d’avancées sonnantes et trébuchantes obtenues par la négociation. La CFDT continue d’ailleurs de peser pour une augmentation du point d’indice (qui sert à calculer le salaire de base), sujet qui concerne l’ensemble des agents et relève du ministère de la Fonction publique.

La participation de la CFDT au comité de suivi permettra de veiller à ce que tous les objectifs de cet accord, qui doit s’appliquer sur la période allant de 2021 à 2027, « soient respectés et atteints, aujourd’hui et demain. Pour la CFDT, cet accord engage la parole de l’État, et donc du gouvernement actuel, mais aussi des gouvernements à venir. Car l’État n’a qu’une parole ».