Vélos Moustache : la tête dans le guidon

Moustache a été l’une des premières marques à croire au potentiel du VTTAE (à assistance électrique). En 2018, le Samedi 27 Trail Carbon, sur lequel courait Julien Absalon, est devenu le premier VTTAE à être titré champion de France. La même année, le Samedi 27 Trail 8 est élu VTT électrique de l’année par la presse spécialisée.
Moustache a été l’une des premières marques à croire au potentiel du VTTAE (à assistance électrique). En 2018, le Samedi 27 Trail Carbon, sur lequel courait Julien Absalon, est devenu le premier VTTAE à être titré champion de France. La même année, le Samedi 27 Trail 8 est élu VTT électrique de l’année par la presse spécialisée.© Cyril Entzmann

iconeExtrait du magazine n°472

Créé en 2010 par deux jeunes entrepreneurs originaires des Vosges, Moustache est le résultat d’un pari audacieux : miser sur le développement du VAE (vélo à assistance électrique) en proposant des vélos de qualité qui peuvent couvrir tous les usages des nouvelles mobilités. Ici, pas d’anglicismes : Moustache tire son nom d’un modèle de guidon utilisé au début du siècle dernier, et chaque type de machine porte le nom d’un jour de la semaine. Conçus et assemblés en France, les cadres sont fabriqués à Taïwan (l’autre pays du vélo), moteurs et batteries viennent d’Allemagne et les équipements sont japonais.

La volonté de la marque est de s’adresser à tous et de faire venir au VAE une population de non-spécialistes. Une stratégie qui se révèle payante car, malgré un prix moyen tournant autour de 3000 euros, l’entreprise basée à Thaon-les-Vosges enregistre un chiffre d’affaires de 100 millions d’euros. Récemment, la crise sanitaire a stimulé l’engouement pour le vélo, et l’électrique est devenu un argument supplémentaire pour convaincre les nouveaux utilisateurs déconfinés. De quoi envisager l’avenir avec un grand sourire sous la moustache !

Publié le 02/04/2021 à 08h00

Les cofondateurs Emmanuel Antonot et Greg Sand ont tout de suite parié sur l’électrique, persuadés que cette technologie constituait l’avenir du vélo. Leur credo : proposer des VAE fiables, efficaces et beaux qui s’adressent à tous et pas seulement aux initiés de la petite reine. Une recette qui a fait leur succès en France et à l’international. 
Leur plus grande fierté : avoir créé en dix ans plus de 150 emplois dans la région.
Les cofondateurs Emmanuel Antonot et Greg Sand ont tout de suite parié sur l’électrique, persuadés que cette technologie constituait l’avenir du vélo. Leur credo : proposer des VAE fiables, efficaces et beaux qui s’adressent à tous et pas seulement aux initiés de la petite reine. Une recette qui a fait leur succès en France et à l’international. Leur plus grande fierté : avoir créé en dix ans plus de 150 emplois dans la région. © Cyril Entzmann
Les cofondateurs Emmanuel Antonot et Greg Sand ont tout de suite parié sur l’électrique, persuadés que cette technologie constituait l’avenir du vélo. Leur credo : proposer des VAE fiables, efficaces et beaux qui s’adressent à tous et pas seulement aux initiés de la petite reine. Une recette qui a fait leur succès en France et à l’international. 
Leur plus grande fierté : avoir créé en dix ans plus de 150 emplois dans la région.
Les cofondateurs Emmanuel Antonot et Greg Sand ont tout de suite parié sur l’électrique, persuadés que cette technologie constituait l’avenir du vélo. Leur credo : proposer des VAE fiables, efficaces et beaux qui s’adressent à tous et pas seulement aux initiés de la petite reine. Une recette qui a fait leur succès en France et à l’international. Leur plus grande fierté : avoir créé en dix ans plus de 150 emplois dans la région. © Cyril Entzmann
Hélène Puget, 42 ans, 100 % Vosgienne, a été la première femme à rejoindre l’équipe pour développer la marque à l’international. Son métier : toujours trouver une solution et faire le lien entre l’usine et les clients.
Hélène Puget, 42 ans, 100 % Vosgienne, a été la première femme à rejoindre l’équipe pour développer la marque à l’international. Son métier : toujours trouver une solution et faire le lien entre l’usine et les clients.© Cyril Entzmann
Rien ne prédestinait ce menuisier à devenir chef d’équipe logistique. Mais en étant l’un des premiers salariés de Moustache, Anthony Sadi a grandi en même temps que la société. Sa mission consiste à adapter la partie logistique à l’évolution rapide de la production.
Rien ne prédestinait ce menuisier à devenir chef d’équipe logistique. Mais en étant l’un des premiers salariés de Moustache, Anthony Sadi a grandi en même temps que la société. Sa mission consiste à adapter la partie logistique à l’évolution rapide de la production.© Cyril Entzmann
Dessinateur industriel au service R&D, Adrien Smolinski vient de l’industrie automobile. Cet adepte du VTT conçoit la géométrie des cadres en CAO (conception assistée par ordinateur), travaille les formes des tubes et peaufine l’intégration des éléments. Il faut environ un an entre la conception et le début de la production.
Dessinateur industriel au service R&D, Adrien Smolinski vient de l’industrie automobile. Cet adepte du VTT conçoit la géométrie des cadres en CAO (conception assistée par ordinateur), travaille les formes des tubes et peaufine l’intégration des éléments. Il faut environ un an entre la conception et le début de la production.© Cyril Entzmann
Lucas Genay a 25 ans. Il est monteur sur la nouvelle ligne de production Taon 2 et passionné de mécanique. Lorsqu’il reçoit le cadre, il effectue l’intégralité du câblage, installe le moteur et la batterie et procède aux réglages des freins et dérailleurs ; il réalise ensuite un dernier contrôle avant l’emballage.
Lucas Genay a 25 ans. Il est monteur sur la nouvelle ligne de production Taon 2 et passionné de mécanique. Lorsqu’il reçoit le cadre, il effectue l’intégralité du câblage, installe le moteur et la batterie et procède aux réglages des freins et dérailleurs ; il réalise ensuite un dernier contrôle avant l’emballage.© Cyril Entzzmann
Ce Vosgien d’adoption, né à Belfast, vit dans le département depuis vingt ans. Seamus Scullion a fait l’essentiel de sa carrière dans l’industrie automobile. Passionné de vélo (il parcourt plus de 6 000 km par an), il a rejoint Moustache spontanément. Responsable de production, il optimise la chaîne d’assemblage et a mis en place la ligne Taon 2, principalement dédiée à la production des VTT de la marque.
Ce Vosgien d’adoption, né à Belfast, vit dans le département depuis vingt ans. Seamus Scullion a fait l’essentiel de sa carrière dans l’industrie automobile. Passionné de vélo (il parcourt plus de 6 000 km par an), il a rejoint Moustache spontanément. Responsable de production, il optimise la chaîne d’assemblage et a mis en place la ligne Taon 2, principalement dédiée à la production des VTT de la marque.© Cyril Entzmann
Bosch a lancé son premier moteur pour VAE en 2011. Il n’a pas été facile de convaincre le géant allemand de fournir moteurs et batteries à une petite société française encore inconnue. Les deux sociétés ont finalement noué un partenariat stratégique autour de cette technologie.
Bosch a lancé son premier moteur pour VAE en 2011. Il n’a pas été facile de convaincre le géant allemand de fournir moteurs et batteries à une petite société française encore inconnue. Les deux sociétés ont finalement noué un partenariat stratégique autour de cette technologie.© Cyril Entzmann
En 2019, Moustache a relocalisé la fabrication des roues. L’entreprise a investi 250 000 euros pour pouvoir maîtriser la qualité d’assemblage. Un opérateur insère les rayons dans le moyeu ; une machine rayonne automatiquement la roue, une autre adapte la tension des rayons. L’opérateur n’a plus qu’à monter les pneus et les disques de frein.
En 2019, Moustache a relocalisé la fabrication des roues. L’entreprise a investi 250 000 euros pour pouvoir maîtriser la qualité d’assemblage. Un opérateur insère les rayons dans le moyeu ; une machine rayonne automatiquement la roue, une autre adapte la tension des rayons. L’opérateur n’a plus qu’à monter les pneus et les disques de frein.© Cyril Entzmann
En 2019, Moustache a relocalisé la fabrication des roues. L’entreprise a investi 250 000 euros pour pouvoir maîtriser la qualité d’assemblage. Un opérateur insère les rayons dans le moyeu ; une machine rayonne automatiquement la roue, une autre adapte la tension des rayons. L’opérateur n’a plus qu’à monter les pneus et les disques de frein.
En 2019, Moustache a relocalisé la fabrication des roues. L’entreprise a investi 250 000 euros pour pouvoir maîtriser la qualité d’assemblage. Un opérateur insère les rayons dans le moyeu ; une machine rayonne automatiquement la roue, une autre adapte la tension des rayons. L’opérateur n’a plus qu’à monter les pneus et les disques de frein.© Cyril Entzmann
Ici, pas de travail à la chaîne. Sur la ligne de montage Taon 1, les cadres arrivent prémontés de Taïwan ; chaque opérateur finit l’assemblage du vélo en intégralité. Cela 
permet un meilleur contrôle de la qualité. Chaque montage nécessite entre trente minutes et plus de trois heures d’intervention par vélo, selon la complexité des tâches à effectuer.
Ici, pas de travail à la chaîne. Sur la ligne de montage Taon 1, les cadres arrivent prémontés de Taïwan ; chaque opérateur finit l’assemblage du vélo en intégralité. Cela permet un meilleur contrôle de la qualité. Chaque montage nécessite entre trente minutes et plus de trois heures d’intervention par vélo, selon la complexité des tâches à effectuer.© Cyril Entzmann
Ici, pas de travail à la chaîne. Sur la ligne de montage Taon 1, les cadres arrivent prémontés de Taïwan ; chaque opérateur finit l’assemblage du vélo en intégralité. Cela 
permet un meilleur contrôle de la qualité. Chaque montage nécessite entre trente minutes et plus de trois heures d’intervention par vélo, selon la complexité des tâches à effectuer.
Ici, pas de travail à la chaîne. Sur la ligne de montage Taon 1, les cadres arrivent prémontés de Taïwan ; chaque opérateur finit l’assemblage du vélo en intégralité. Cela permet un meilleur contrôle de la qualité. Chaque montage nécessite entre trente minutes et plus de trois heures d’intervention par vélo, selon la complexité des tâches à effectuer.© Cyril Entzmann
Ici, pas de travail à la chaîne. Sur la ligne de montage Taon 1, les cadres arrivent prémontés de Taïwan ; chaque opérateur finit l’assemblage du vélo en intégralité. Cela 
permet un meilleur contrôle de la qualité. Chaque montage nécessite entre trente minutes et plus de trois heures d’intervention par vélo, selon la complexité des tâches à effectuer.
Ici, pas de travail à la chaîne. Sur la ligne de montage Taon 1, les cadres arrivent prémontés de Taïwan ; chaque opérateur finit l’assemblage du vélo en intégralité. Cela permet un meilleur contrôle de la qualité. Chaque montage nécessite entre trente minutes et plus de trois heures d’intervention par vélo, selon la complexité des tâches à effectuer.© Cyril Entzmann
À une extrémité de l’immense hangar, les cartons arrivent en provenance du fournisseur de cadres taïwanais. À l’autre bout de la chaîne, les mêmes cartons, contenant cette fois les VAE assemblés et prêts à être expédiés chez plus de 500 revendeurs dans le monde. Avec la crise du coronavirus et l’engouement pour le vélo, les stocks sont au plus bas.
À une extrémité de l’immense hangar, les cartons arrivent en provenance du fournisseur de cadres taïwanais. À l’autre bout de la chaîne, les mêmes cartons, contenant cette fois les VAE assemblés et prêts à être expédiés chez plus de 500 revendeurs dans le monde. Avec la crise du coronavirus et l’engouement pour le vélo, les stocks sont au plus bas.© Cyril Entzmann
Vélo de ville ou vélotaf, vélo de voyage ou de route, VTR (vélo toute-route) ou VTT : toutes les tendances sont déclinées en électrique. Seule la draisienne pour enfant, baptisée Mercredi 12, n’est pas équipée d’un moteur…
Vélo de ville ou vélotaf, vélo de voyage ou de route, VTR (vélo toute-route) ou VTT : toutes les tendances sont déclinées en électrique. Seule la draisienne pour enfant, baptisée Mercredi 12, n’est pas équipée d’un moteur…© Cyril Entzmann