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Veolia–Suez : Une précipitation condamnable abonné

La volonté de Veolia de racheter son concurrent Suez à marche forcée risque d’avoir des conséquences très importantes sur l’emploi en France. Un tel mécano industriel nécessite du temps et l’accord de toutes les parties pour réellement être bénéfique aux entreprises et à leurs salariés.

Par Jérôme Citron— Publié le 09/10/2020 à 16h35

La « bataille de l’eau » qui est en train de se jouer entre Veolia (180 000 salariés) et Suez (90 000) pourrait n’être qu’un beau thriller économique pour initiés si des milliers d’emplois n’étaient en jeu. La décision de Véolia de racheter son principal concurrent soulève en effet de nombreuses questions sociales. Rien qu’en France, Véolia emploie 50 000 salariés et Suez, 29 500. Or, les deux groupes (anciennement Générale des eaux et Lyonnaise des eaux) ont quasiment les mêmes activités. Selon l’expert mandaté par les organisations syndicales de Suez, 4300 emplois dans les fonctions supports et transverses pourraient être sur la sellette ainsi que 1200 emplois dans les sièges nationaux et régionaux. A l’international, ce serait 6 000 emplois potentiellement en doublon. « Veolia a beau dire qu’il n’y aurait aucune incidence sur l’emploi, ce n’est pas possible », soutient Cédric Tassin, coordinateur CFDT du groupe Suez. D’ailleurs, afin que ce rachat soit accepté par les autorités de la concurrence, Véolia a prévu de vendre l’activité eau de Suez en France à un fond financier qui est prêt à s’investir sur le long terme, mais qui suscite…

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