Vers une nouvelle évolution du taux de prise en charge de l’activité partielle ?

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iconeExtrait de l’hebdo n°3776

Par Anne-Sophie Balle— Publié le 28/04/2021 à 13h39

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Malgré le durcissement des restrictions sanitaires, le recours au chômage partiel n’a pas, pour l'instant du moins, connu le rebond redouté. Au total, 2,3 millions de personnes ont été placées en activité partielle en mars (contre 2,2 millions en février) selon les dernières estimations de la Dares publiées le 26 avril. Sans surprise, les principaux secteurs concernés restent l’hôtellerie-restauration (761 000, soit huit salariés sur dix) et le commerce (366 000, soit 12 % des salariés).

À bien des égards, la crise sanitaire aura modifié le recours à ce dispositif de sauvegarde de l’emploi tant en nombre de salariés concernés (de 2015 à 2019, il n’a concerné que de 25 000 à 50 000 salariés par mois) que dans sa structuration sectorielle : le poids des services marchands a plus que doublé au début de la crise (jusqu’à 65 % en avril 2020) quand jusqu’alors les secteurs industriels pesaient 54 %.

Une sortie par étapes

À propos de l'auteur

Anne-Sophie Balle
Rédactrice en chef-adjointe de Syndicalisme Hebdo

Face à cette nouvelle donne, l’exécutif cherche une voie de sortie prudente et esquisse les contours d’une évolution progressive des règles à partir de juin. À l’issue d’une rencontre avec les partenaires sociaux, le 22 avril dernier, la ministre du Travail déclarait qu’il y avait « un consensus pour revenir rapidement aux règles de droit commun de l’activité partielle pour les secteurs non protégés ».

Les discussions sont encore en cours et dépendront beaucoup du calendrier de levée progressive des restrictions sanitaires que doit annoncer le chef de l’État dans les prochains jours. Mais une distinction semble d’ores et déjà actée entre les entreprises classiques et les « protégées » – ces dernières pourraient bénéficier d’une phase transitoire à compter de la levée des restrictions sanitaires et au-delà de laquelle elles basculeraient dans le droit commun.