Ce qu’il faut retenir de la première séance de négociation télétravail dans la fonction publique

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iconeExtrait de l’hebdo n°3774

La première séance de la négociation relative au télétravail dans la fonction publique a permis de fixer un calendrier et d’en définir les thèmes. Prochaine rencontre le 7 mai…

Par Guillaume Lefèvre— Publié le 20/04/2021 à 12h00

En cas d’accord majoritaire, celui-ci pourrait être décliné localement pour répondre le mieux possible aux besoins des agents.
En cas d’accord majoritaire, celui-ci pourrait être décliné localement pour répondre le mieux possible aux besoins des agents.© Stéphane Audras/RÉA

Le télétravail sera-t-il bientôt une réalité officielle dans la fonction publique ? Un an après avoir réclamé l’ouverture d’une négociation sur le sujet, « nous y sommes enfin ! », souffle Carole Chapelle, secrétaire générale adjointe de la CFDT-Fonctions publiques. Lors d’une première séance, le 15 avril, les échanges ont permis de poser le cadre (méthodologie et calendier) des travaux, qui concerneront les trois versants de la fonction publique, précise le projet d’accord de méthode qui doit servir de base à la négociation.

La possibilité de décliner localement l’accord majoritaire

Quant aux sujets à traiter (le sens et la place du télétravail, l’évolution des pratiques organisationnelles, son impact sur les conditions de travail…), « le périmètre et les thématiques définis dans le projet d'accord de méthode reprennent nos propositions et sont globalement conformes à nos attentes », analyse la CFDT-Fonctions publiques, qui se laisse encore la possibilité d’amender le texte (les organisations ont la possibilité de le faire jusqu’au 22 avril). « Nous souhaiterions traiter de la question de la charge de travail, et pas uniquement de celle du temps de travail. »

La place donnée à la dimension collective du télétravail et à l’organisation du travail pourrait également être ajoutée aux sujets de discussion, ce qui permettrait de « traiter de l’impact du télétravail sur l’ensemble de la communauté de travail, et pas uniquement sur la fonction managériale ». Selon la CFDT-Fonctions publiques, la formation à cette modalité particulière de travail doit s’appliquer à l’ensemble du collectif de travail, donc non-télétravailleurs inclus. « Nous entendons aussi profiter de cette négociation pour engager une réflexion sur les différentes modalités de travail à distance, qui ne font pas nécessairement appel à l’utilisation des outils numériques, le télétravail n’étant que l’une d’entre elles », explique Carole Chapelle.

Un accord avant l’été ?

À propos de l'auteur

Guillaume Lefèvre
Journaliste

Un nouveau projet prenant en compte (ou non) les revendications des organisations syndicales sera soumis d’ici à la prochaine séance, fixée au 7 mai. Commencera alors officiellement la phase dite de négociation. L’objectif est d’aboutir à un accord avant l’été. En cas d’échec des négociations, les textes actuels resteront inchangés, a précisé la ministre; un appel à la responsabilité collective des acteurs, en somme. « De son côté, la CFDT est prête à relever le défi en s’engageant pleinement dans ces travaux et à prendre toutes ses responsabilités dans la négociation qui s’ouvre », conclut Carole Chapelle.